Comment ajouter des sous-titres à une vidéo

Quel logiciels utiliser pour rédiger les sous-titres ?

Sous Windows : Subitlte Edit

Sous Windows, Subtitle Edit vous permet d’écrire vos sous-titres et de générer un fichier .srt (ou .sub ou autre) en même temps que vous regardez la vidéo. Une bonne connaissance des raccourcis claviers vous permet de gagner en rapidité.

Sous Linux : Subittle Composer

Sous Linux, Subtitle Composer semble être la meilleure option (vous devriez le trouver dans votre gestionnaire de paquets).

Réorganisez l’espace de travail pour le rendre plus confortable :

Et ayez en tête les raccourcis suivants :

  • Ctrl + Espace : Lecture/Pause
  • Double-clic sur la forme d’onde pour démarrer à l’endroit correspondant

Quel logiciels utiliser pour incruster les sous-titres ?

Avec Avidemux

Vous pouvez ensuite utiliser un logiciel comme Avidemux pour incruster vos sous-titres dans votre vidéo. Voici un tuto :

En ligne de commande

Vous pouvez aussi utiliser ffmpeg en ligne de commande :

ffmpeg -i chemin/vers/le/fichier/video-source.mp4 -filter_complex "subtitles=chemin/vers/les/sous-titres.srt:force_style='OutlineColour=&H00000000,BorderStyle=3,Outline=1,Shadow=0,MarginV=20,FontName=Liberation Sans,Fontsize=18'" chemin/vers/le/fichier/video-destination.mp4 

Si vous souhaitez des sous-titres jaunes sur fond noir :

ffmpeg -i chemin/vers/le/fichier/video-source.mp4 -filter_complex « subtitles=chemin/vers/les/sous-titres.srt:force_style=’OutlineColour=&H00000000,PrimaryColour=&H0000ffff,BackColour=&H00000000,BorderStyle=3,Outline=1,Shadow=0,MarginV=20,FontName=Liberation Sans,Fontsize=18′ » chemin/vers/le/fichier/video-destination.mp4

Laisser au spectateur le temps de lire les sous-titres

Synchro avec Subtitle Edit

Subtitle Edit vous indique par des couleurs si vos sous-titres apparaissent suffisamment longtemps à l’écran pour que les spectateurs de la vidéo aient le temps de les lire.

Rouge = trop court

Vert = suffisamment long

Le logiciel prend en compte la longueur des sous-titres apparaissent suffisamment longtemps ou trop brièvement.

Synchro avec Subtitle Composer

Pour demander à Subtitle Composer de vous indiquer si une durée d’affichage risque d’être trop courte pour que le spectateur ait le temps de lire le sous-titre, rendez-vous dans Erreurs > Vérifier les erreurs :

Subtitle Composer erreur durée trop courte

Subtitle Composer vous indiquera alors les sous-titres qui risquent d’être trop courts :

Subtitle Composer durée trop courte

Faut-il incruster les sous-titres ?

Retranscrire le texte de sa vidéo est toujours utile.

Il se pose en revanche la question suivante : vaut-il mieux les incruster « en dur » dans la vidéo (« sous-titres ouvert »), ou envoyer le fichier de sous-titres (.srt généralement) à la plate-forme qui hébergera la vidéo (« sous-titres fermés »)?

Il n’y a pas vraiment de bonne réponse à cette question.

Envoyer les sous-titres à une plateforme comme Youtube est utile, car ses algorithmes s’en servent pour faire remonter votre vidéo dans les pages de résultats de recherche sur certains mots-clef (si le champ lexical de ces mots clefs est présent dans les sous-titres de votre vidéo). Sur Youtube, on préfère donc les sous-titres fermés.

En revanche, sur les réseaux sociaux avec un fil d’actualité (un « feed » en anglais), comme Facebook, Instagram ou Diaspora, on aura plutôt tendance à graver les sous-titres, à les incruster « en dur », pour la simple et bonne raison que, sur ces plate-formes, 85% des vidéos sont lues sans le son. Pour vous convaincre de ce chiffre, ayez en tête que ces plateformes sont utilisées aussi bien dans les transports qu’au bureau 😉

Comment incruster les sous-titres

Rendre les sous-titres lisibles et esthétiques

Certaines polices sont mieux que d’autres pour favoriser le déchiffrage des lettres et des mots.

De façon générale, les sous-titres avec empattement (« serif » en anglais) sont moins lisible que les polices sans.

(source : Wikipédia)

Évitez donc les polices Serif (genre « Times New Roman »).

Préférez leur les polices Sans (genre « Arial »).

Évitez également les polices Mono (monospace : tous les caractères font la même taille), qui donnent des espaces beaucoup trop grands.

Ci-dessous :

  • Liberation Sans (à gauche)
  • Liberation Mono (à droite)

Toujours pour des questions de lisibilité, on choisit généralement des polices pour lesquelles le g est ouvert.

Quelques polices qui répondent à ces critères et sont sous licence GPL. Vous pouvez en télécharger certaines sur Dafont : https://www.dafont.com/fr/theme.php?cat=501&page=1&l[]=10

Ci-dessous le même sous-titre gravé avec 4 polices différentes :

Rendre les sous-titres visibles

Quelle couleur choisir ?

On choisit traditionnellement le blanc pour afficher les sous-titres.

Pour faire ressortir encore plus le texte, de plus en plus de gens utilisent le jaune ponctuellement pour mettre en valeur certains mots :

Une utilisation ponctuelle de jaune pour faire ressortir un groupe de mots

Il est même possible de choisir d’utiliser le jaune pour l’intégralité de la vidéo.

Dans les deux exemples suivants, lequel trouvez-vous le plus lisible ?

Ce ne sont pas des règles absolues ; essayez l’un et l’autre pour voir ce qui fonctionne le mieux pour votre vidéo 😉

Au-delà de la couleur…

Pour être sûr que les sous-titres soient lisibles sur toute la vidéo, on cherche à augmenter le contraste avec le fond.

Pour ce faire, en plus d’utiliser une couleur « pétante », on utilise généralement l’un des procédés suivants :

  • bordure noire
  • ombre portée (« drop shadow » en anglais)
  • fond noir

Au sein d’une même vidéo, on peut mélanger les styles, en fonction des besoins de chaque image. Ci-dessus, un fond noir est utilisé ponctuellement pour l’extrait vidéo de Silicon Valley, du fait qu’il y a dans l’image des lignes verticales qui perturbent la lecture des caractères (les colonnes du tableau de gestion de projet kanban du fond).

Encore une fois, testez pour voir ce qui marche le mieux pour votre vidéo.

Soyez exact

Si la personne qui parle prononce des « euh… » ou autre, n’hésitez pas à les inclure.

Ça permettra au spectateur d’éviter la dissonance cognitive provoquée par des informations contradictoires, en l’occurrence un texte lui qui différerait de la parole entendue.

Bon, encore une fois, là c’est du cas par cas. Si on remarque à peine le « euh » parce qu’il est dit assez vite et que la personne enchaîne rapidement sur la fin de sa phrase, ça peut être aussi bien de le zapper.

Testez et voyez ce qui vous semble le mieux

Évitez l’effet sacadé

De façon générale, essayez de toujours faire en sorte qu’un sous-titre en chasse un autre. Évitez les coupures de quelques milisecondes entre les différents sous-titres : elles sont assez inesthétiques et donnent l’impression que l’image a sauté.

En revanche, si vous n’avez personne qui parle pendant 15 secondes, ne laissez pas de texte affiché à l’écran ; ça n’aurait pas de sens.

Placez le retour à la ligne au bon endroit

Essayez de place le retour à la ligne à un endroit qui facilite la lecture.

Vous trouverez plus d’information à ce sujet sur la documentation de la BBC :

bbc.github.io/subtitle-guidelines/#Line-breaks

(toute la partie 3 concerne les retours à la ligne)

Pour aller plus loin

Si vous avez besoin d’en savoir plus, certains moteurs de recherche sont vos amis.

Vous trouverez généralement plus d’informations si vous tapez votre recherche en anglais que si vous la tapez en français.

Ayez en tête que les États-uniens et les Canadiens utilisent généralement le terme « closed captions » plutôt que « subtitles » pour désigner ce que nous autres français appelons « sous-titres » (plus de détails à ce sujet sur Wikipédia).

Dès lors, si vous voulez connaître les meilleures polices de caractères à utiliser pour vos sous-titres, vous préférerez éviter de taper la requête « best fonts for subtitles » , qui ne vous apportera pas grand chose d’intéressant, pour lui préférer la requête « best fonts for closed captions » .

Ressources utiles